RISQUES SOCIO-éCONOMIQUES -
FICHE DU PROJET
Biologie de la prise de décision en situation de risque
Richard EBSTEIN, Coordinateur du projet
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Nationalité Israélien
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Année de sélection 2010
- Institution
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Pays Singapour
Soutenu par le Fonds AXA pour la Recherche
| VEHICULE | MONTANT | DURÉE |
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| Calls for Projects | € 517,000 | 3 ans |
Informations sur le projet
Comportement à risque : possédez-vous les bons gènes ?
Imaginons la rencontre entre Adam Smith, Charles Darwin, James D. Watson et Francis Crick. Dans un débat enflammé, ils discutent de théories économiques et de leurs connaissances sur l’hérédité et la nature des gènes.
Ce rêve, Richard Ebstein l’a fait quand il a commencé à s’interroger sur ce qui ressort comme des différences individuelles au moment de prendre des décisions financières risquées. Neuroscientifique de formation, il souhaite repérer les zones du génome associées à la prise de décision vis-à-vis du risque, pour comprendre l’architecture moléculaire des choix humains dans ce type de circonstance.
Afin de définir la tendance aux risques économiques, 1 805 sujets ont accompli une série de jeux comportementaux fondés sur l’incitation économique chargés de mesurer leur attitude individuelle face au risque. Des échantillons sanguins ont également été prélevés. Pour la première fois, des tâches relatives à la prise de décision en laboratoire ont été analysées au niveau moléculaire, pour saisir comment les personnes élaborent la perception du risque et leurs préférences en la matière.
« Si l’éducation reçue de nos parents, de nos enseignants et de notre culture joue un rôle essentiel dans le modelage de nos schémas comportementaux incroyablement souples, je suis convaincu qu’une bonne partie de nos grilles de prise de décision sont fixes et déterminées par nos gènes, et donc par l’histoire de l’évolution de l’espèce humaine », affirme R. Ebstein. Dans son passé lointain de jeune Homo sapiens, l’être humain a pris des décisions « financières » qui comportaient une part de risque, par exemple où trouver des provisions ou chasser, ou encore le choix de commercer avec des groupes de chasseurs-cueilleurs voisins. Le professeur pense que ces exemples précoces de prise de décision ont posé les bases des décisions plus complexes que nous prenons aujourd'hui. Ses découvertes sont potentiellement utiles aux économistes comportementalistes qui s’échinent à comprendre les mécanismes cérébraux qui sous-tendent les raisonnements économiques. Elles intéresseraient aussi les neuroscientifiques curieux de la manière dont le cerveau prend des décisions, de l’échelle moléculaire à la conscience, sans parler du grand public. Ne voudriez-vous pas savoir si vous possédez des gènes à risque ?
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Nuage de mots-clés
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